Comprendre les différentes technologies du photovoltaïque :
Dans cet article, nous proposons de vous présenter les technologies photovoltaïques qui sont aujourd’hui envisagées dans le cadre du projet HORIZEO.
Panneaux solaires ou panneaux photovoltaïques ?
Par abus de langage, on utilise les termes « panneaux solaires » et « panneaux photovoltaïques » comme synonymes. Néanmoins, il faut rappeler qu’un panneau solaire désigne toutes les technologies qui servent à capter l’énergie émise par le soleil et qui permettent de la transformer en électricité ou en chaleur. Parmi ces technologies, le photovoltaïque convertit la lumière du soleil en électricité. Il existe également d’autres types de panneaux solaires, comme les panneaux thermiques, qui captent les rayons du soleil pour produire de la chaleur, utilisée pour chauffer l’eau ou encore les panneaux aérovoltaïques, qui reposent sur une technologie hybride qui permet de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur.
Comment fonctionnent les panneaux photovoltaïques ?
En 1839, Antoine Becquerel fait la découverte de l’effet photovoltaïque : lorsque les rayonnements du soleil rencontrent des matériaux semi-conducteurs, ils leur transfèrent de l’énergie, ce qui génère une tension électrique. Le silicium est le matériau semi-conducteur le plus utilisé dans la réalisation de panneaux. D’autres éléments chimiques, minéraux ou plastiques sont également employés, avec pour chacun d’entre eux, des avantages et des inconvénients. Aujourd’hui, les principaux challenges concernant ces technologies sont d’améliorer le rendement, réduire les coûts de fabrication tout en réduisant également l’empreinte carbone de leur fabrication.
Quel type de technologie sera utilisé pour le projet HORIZEO ?
Pour l’instant, le choix s’est porté sur la technologie la plus récente, à savoir des panneaux monocristallins TOPCON bifaciaux. La technologie dans le monde du PV est toutefois en constante évolution, il est donc possible qu’au moment de la construction, les modules soient différents !
Types de cellules photovoltaïques :
Le panneau photovoltaïque cristallin :
La technologie photovoltaïque de type monocristalline ou polycristalline est la plus répandue. Elle présente des panneaux solaires dont les cellules sont issues d’un seul (mono) ou plusieurs (poly) cristal/cristaux de silicium pur. Les modules monocristallins, grâce à leur homogénéité, permet un rendement supérieur à celui des panneaux à silicium polycristallin. Ils représentent 85 à 90% du marché actuel.

Le saviez-vous ?
Les panneaux monocristallins sont de couleur très foncée tandis que les polycristallins sont plutôt bleutés ! Contrairement au monocristallin, le polycristallin est composé de plusieurs cristaux de silicium fondus ensemble. Il est moins utilisé sur le marché aujourd’hui suite à la baisse des coûts d’autres technologies permettant de meilleurs rendements, notamment la technologie monocristalline.
Les cellules au silicium monocristallin TOPCon :
Les derniers développements R&D sur les cellules cristallines ont amené l’industrie vers les cellules type TOPCon, qui ont pour caractéristiques de limiter les pertes d’énergie interne et possèdent par conséquent un meilleur rendement que les technologies précédentes.
Le panneau photovoltaïque à couches minces :
Il s’agit d’une technologie qui consiste à déposer une ou plusieurs couches minces de matériau photovoltaïque sur un substrat, tel que du verre, plastique, etc.. Parmi ces matériaux, le tellurure de cadmium (CdTe) est le plus utilisé sur le marché. Cette technologie est basée sur l’hétérojonction, c’est-à-dire la jonction de deux semi-conducteurs différents : le tellurure de cadmium et le sulfure de cadmium. L’avantage de cette technologie est qu’elle absorbe une grande quantité de lumière avec de forts rendements.
Le panneau solaire en pérovskite :
La technologie pérovskite n’est pas encore passée à l’échelon industriel mais elle est l’une des technologies photovoltaïques les plus prometteuses. Elle permettrait un rendement supérieur à ceux des panneaux en silicium, tout en assurant des coûts de production plus bas. Ses principaux défauts sont son instabilité, qui rend son industrialisation difficile et sa composition, avec des cellules partiellement constituées de plomb, un élément nuisible pour la santé et l’environnement.
Le panneau photovoltaïque organique :
Les cellules organiques utilisées pour la fabrication de ces panneaux ne sont pas des minéraux semi-conducteurs comme le silicium. Il s’agit de molécules ou de polymères issus de la chimie organique, (à base de plantes, d’algues ou d’animaux). Leur principal atout, en théorie, serait de permettre une fabrication à moindre coût et nécessitant moins d’énergie. Aujourd’hui, les rendements des cellules organiques sont encore faibles et moindres que ceux des cellules minérales et leur longévité reste à améliorer. Cette technologie relève du domaine de la recherche et n’est pas encore disponible sur marché.
Autres caractéristiques des panneaux photovoltaïques :
Le panneau bi-verre :
En fonction de la technologie développée ci-dessus, l’élément actif (les cellules photovoltaïques) peut être encapsulé entre deux plaques de verre d’environ 2 mm d’épaisseur. L’avantage de ces panneaux est qu’ils sont plus résilients face aux intempéries et plus stables dans la durée. Cependant, comparé aux panneaux classiques, leur prix est plus élevé.
Le panneau bi-facial :
C’est un panneau qui peut produire de l’électricité sur les deux faces. Les cellules du dessus du panneau captent le rayonnement solaire direct, tandis que la surface de dessous capte le rayonnement réfléchi. Ainsi, ce type de panneaux permet d’augmenter les rendements !
ZOOM sur les structures :
Pour rappel, dans le cas d’une centrale photovoltaïque sur le sol, les panneaux photovoltaïques sont assemblés et montés sur des structures qui peuvent être fixes ou mobiles. Parmi les différents types de structures il existe différentes installations qui peuvent assurer une optimisation du rendement des panneaux solaires.
C’est le cas pour le tracker solaire :
Il s’agit d’un dispositif mécanique mobile, sous la forme d’un bras articulé sur lequel est monté un panneau solaire. Le tracker oriente le panneau de sorte à suivre la course du soleil tout le long de la journée. Il peut suivre un axe, principalement orienté est/ouest, ou suivre deux axes de façon à être toujours perpendiculaire au soleil. La technologie suivant deux axes est cependant relativement peu utilisée en France car nécessite d’importantes fondations en béton et beaucoup plus d’espace pour une même puissance installée. Les trackers permettent donc de maximiser la production d’électricité dans les parties les plus ensoleillées du globe. Les points faibles de cette technologie résident dans son entretien qui est plus difficile par la présence de pièces mobiles et de moteurs, la nécessité d’une topographie relativement plane, et le besoin de plus d’espace au sol que la technologie fixe pour une même puissance installée.
Les structures fixes :
Il s’agit du type de structure le plus répandu. Les panneaux sont installés sur des charpentes métalliques ancrées dans le sol ou lestées. Lorsque la topologie du terrain le permet, ces structures ne nécessitent pas de fondation en béton, c’est le cas pour le site du projet à Saucats qui bénéficiera d’un équipement entièrement réversible.

Les structures flottantes :
Ici, les panneaux solaires sont reliés entre eux par une structure métallique installée sur des flotteurs sur l’eau maintenus en place par un système d’ancrage.
L’avenir du photovoltaïque promet de nombreuses innovations technologiques. La recherche imagine ainsi des projets audacieux, par exemple des panneaux solaires dans l’espace, des panneaux pluvio-voltaïques (utilisant la pluie) ou encore des panneaux solaires qui fonctionneraient la nuit !
Découvrez les grandes lignes de l’implantation du projet HORIZEO !
Horizeo est un projet de production d’énergie renouvelable sur la commune de Saucats, en Gironde, un des départements les plus ensoleillés du pays qui offre des conditions optimales à l’activité photovoltaïque. L’implantation du projet peut être résumé par les chiffres suivants :

Après plusieurs années d’études sur les 2000 ha du site identifié pour le projet HORIZEO, les porteurs de projet ont déposé leurs dossiers de demandes d’autorisations administratives en janvier et février 2024.
L’implantation du projet a été travaillée pour allier production d’électricité renouvelable, exemplarité environnementale, prise en compte des risques incendie et hydraulique et insertion paysagère. Le site conjugue ainsi un espace de production d’électricité renouvelable avec des espaces dédiés à la biodiversité et des espaces conservés en sylviculture reliés entre eux par des corridors écologiques. Chacun des espaces présentés ci-dessous est le fruit d’une réflexion partagée avec comme ligne directrice la préservation de l’environnement.
La préservation et le développement de la biodiversité :
La taille du projet a été réduite de 30% par rapport à celle envisagée initialement pour tenir compte des enjeux environnementaux. Désormais, le parc occupe environ 680 ha pour une puissance de
820 MWc, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 500 000 personnes.
La strate herbacée présente sur le parc solaire (sous les rangées de panneaux et au niveau des inter-rangées) sera gérée selon des modalités de gestion adaptées à la biodiversité.
Par ailleurs, sur le site étudié, près de 700 ha resteront alloués à la sylviculture, et plus de 500 ha seront dédiés à la biodiversité (plus de 400 ha non aménagés et non cultivés, et un peu plus de 100 ha de parcelles sylvicoles gérées en îlots de vieillissement pendant toute la durée de vie du parc). Ces secteurs sont aujourd’hui en très grande majorité dans un état dit « dégradé » du point de vue des habitats des espèces présentes sur le site. L’objectif est d’apporter un gain de biodiversité en les transformant en milieux naturels à même d’accueillir de manière optimale des espèces (notamment des espèces protégées) présentes sur le territoire. Ces parcelles sont réparties à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte du parc et reliées entre elles et avec l’extérieur de l’aire d’étude par des corridors écologiques permettant aux espèces d’y réaliser l’ensemble de leur cycle de vie.
A ces espaces viendront s’ajouter d’autres surfaces de compensation environnementale qui seront, elles, hors site.
La prise en compte du risque d’incendie :
La prise en compte du risque incendie a été l’une des lignes directrices primordiales pour l’implantation du projet. En effet, l’organisation de l’espace joue un rôle important dans la prévention du risque incendie. Pour ce faire, ENGIE et NEOEN se sont appuyés sur leurs retours d’expériences. Les porteurs de projets se sont également entourés de l’expertise de bureaux d’études spécialisés et ont dialogué avec le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) et la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) pour prendre en compte leurs préconisations. Ainsi, conformément à la réglementation en vigueur, les premiers panneaux seront situés a minima à plus de 30 mètres de la forêt et un débroussaillement sera effectué sur une profondeur de 50 m à partir de la clôture. Le parc est également implantés en îlots séparés par des pistes et des bandes à la terre permettant de circuler au plus près des panneaux et faisant office de coupe-feux.
Zoom sur l’insertion paysagère :
Les porteurs de projet ont travaillé sur les bordures du projet afin que le parc photovoltaïque et le pôle de production maraîchère et agricole s’insèrent de manière optimale dans le paysage, en proposant notamment une haie arborée autour du parc.


Schéma de l’implantation du projet HORIZEO :


UNE RENCONTRE PUBLIQUE D’INFORMATION ET D’ECHANGE LE 26/09 A SAUCATS

Faisant suite au débat public, la phase de concertation continue ouverte cet automne, a vocation à assurer la participation du plus large public possible et à approfondir le développement du projet dans la continuité des enjeux et interrogations ayant émergés au cours du débat public, à travers les différents formats d’échanges proposés tout au long de l’année écoulée.
Après un an de concertation continue sur le territoire du projet, nous vous invitons à participer à une rencontre publique sur le projet HORIZEO le 26 septembre prochain à Saucats.
Venez vous informer et échanger avec la maîtrise d’ouvrage sur des stands thématiques et participer à une réunion d’information sur les évolutions du projet d’énergies renouvelables, son plan d’implantation ainsi que les résultats des études conduites pendant la concertation continue.
La rencontre se tiendra:
le 26 septembre 2023
à partir de 18h
à La Ruche, Saucats
Nous vous attendons nombreuses et nombreux !
PROGRAMME
18h – 19h : échange sur les stands thématiques
– Le projet en général
– La gestion des risques et la biodiversité
– Les composantes du projet
19h – 20h : réunion d’information
20h – 21h : échange sur les stands thématiques
Affiche de la rencontre publique et d’échange du 26 septembre 2023

EN SAVOIR PLUS SUR UN PARC PHOTOVOLTAÏQUE. ET SI ON VISITAIT UN PARC ?
Un parc photovoltaïque. Qu’est-ce que c’est ?
Un parc photovoltaïque, aussi appelé centrale photovoltaïque au sol, est composé de plusieurs panneaux photovoltaïques, eux-mêmes composés de cellules photovoltaïques. Suffisamment espacés les uns des autres pour limiter l’ombre portée et maximiser la production, les panneaux sont installés sur des structures métalliques fixées au sol et sont reliés entre eux grâce à des câbles de raccordement.
L’installation est raccordée au réseau public d’électricité par liaison souterraine.
Les principaux éléments constitutifs d’un parc solaire sont :
- Les modules (ou panneaux) photovoltaïques,
- Les structures supports, fixées dans le sol à l’aide de vis ancrées ou pieux battus,
- Les locaux techniques (postes électriques),
- Des câbles électriques reliant les panneaux,
- Les postes de transformation,
- La sous-station,
- Une clôture grillagée périphérique.

Il existe notamment deux types de structures :
- Les centrales à modules fixes : pour cette technologie, les modules ne bougent pas, il s’agit alors de trouver la meilleure inclinaison afin qu’ils produisent un maximum. On distingue notamment l’installation « plein Sud » et l’installation Est-Ouest.
- Les centrales à structures de type « tracker » : avec ce type de technologie, les panneaux s’orientent en fonction du soleil. A la manière d’un tournesol, le bras/ mat sur lequel est fixé le module suit la course du soleil afin que le module soit toujours orienté vers les rayons du soleil.
Cette technologie permet de maximiser la production par module. Elle requiert toutefois plus de surface que l’utilisation de structures « fixes ».
Le choix des structures utilisées varie d’une centrale à l’autre en fonction de critères de production, d’exposition au soleil et de rentabilité notamment, qui sont notamment déterminés par des études de faisabilité (techniques et environnementales).
Un parc photovoltaïque. Principes de fonctionnement.
Le principe du solaire photovoltaïque, également appelé solaire photoélectrique, est de convertir une partie du rayonnement solaire en électricité via une cellule photovoltaïque. Cette cellule est composée de semiconducteurs, principalement fabriqués en silicium, l’un des matériaux les plus abondants sur Terre, qui captent l’énergie lumineuse du rayonnement solaire.
La production d’électricité par un parc photovoltaïque se décompose en trois étapes principales :
- Le captage des rayons du soleil
Les cellules photovoltaïques qui composent un module captent l’énergie lumineuse du rayonnement solaire. Les photons de la lumière frappent les cellules et transmettent leur énergie aux électrons du matériau semi-conducteur.
- La production d’électricité
Sous l’effet de la lumière, les électrons se mettent en mouvement et créent alors un courant électrique continu, collecté par une grille métallique très fine.
- La transformation du courant
Pour injecter l’électricité produite par le parc dans le réseau de transport/distribution il faut convertir le courant en alternatif. Pour cela, on utilise des onduleurs, dispositifs permettant de convertir un courant continu en courant alternatif, lequel passe alors par un transformateur pour être élevé à la tension du réseau et injecté sur le réseau de distribution.

SOURCE : Fonctionnement d’une centrale solaire (engie-green.fr)
Voilà ! Vous en savez plus sur un parc photovoltaïque et son fonctionnement.
Que diriez-vous d’une visite pour découvrir à quoi ressemble un parc grandeur nature ?
Une visite de parc ?
Lors du débat public organisé sur le projet HORIZEO, plusieurs visites ont été organisées notamment pour découvrir les parcs photovoltaïques de Cestas et de Salaunes. Ces temps immersifs ont pu permettre de donner à voir la réalité d’une exploitation de parc photovoltaïque.
Nous envisageons, dans le cadre du dispositif de concertation continue, d’organiser une ou plusieurs visites de ce type en fonction des demandes exprimées.
Si vous êtes intéressé.e par une visite de site nous vous invitons à nous le signaler en nous écrivant à cette adresse : contact@horizeo-saucats.fr
LE POINT SUR : L’ACTIVITE D’AGRI-ENERGIE DU PROJET HORIZEO
Le projet HORIZEO se structure autour de trois composantes. La première, le cœur du projet, est le parc photovoltaïque auquel sont associées une unité de stockage par batteries ainsi qu’une activité d’agri-énergie.
La parcelle dédiée à l’agri-énergie ou « agrivoltaïsme » se situerait le long de la RD1010, à l’extrémité ouest des 2000 hectares de l’aire d’étude du projet. Elle couvrirait une surface de 8 ha au nord-ouest de la parcelle du projet HORIZEO.

en fonction de leurs besoins et contraintes
Cette activité est basée sur la cohabitation sur une même surface d’une production agricole principale et d’une production d’électricité photovoltaïque secondaire dans le but de garantir une alimentation locale pour le territoire.
Défini au sens de la loi du 10 mars 2023 (relative à l’accélération de la production des énergies renouvelables), l’agrivoltaïsme est caractérisé par :
« Une installation qui apporte directement à la parcelle au moins un des quatre services suivants :
- L’amélioration du potentiel et de l’impact agronomique
- L’adaptation au changement climatique
- La protection contre les aléas
- L’amélioration du bien-être animal »
Pour en savoir plus sur l’agri-voltaïsme retrouvez dans cette courte vidéo du Monde De Jamy des explications sur cette activité
Un partenariat avec « La Ceinture Verte »
C’est dans ce cadre que les maîtres d’ouvrages ont signé un partenariat avec La Ceinture Verte, une structure coopérative nationale qui fédère l’ensemble des acteurs institutionnels et des structures de développement agricole (Chambres d’agricultures et Groupements Agriculteurs Biologiques) et qui participe au développement des circuits-courts, c’est-à-dire dont un seul intermédiaire (maximum) peut intervenir dans le circuit de distribution entre le producteur et le consommateur, sur le territoire.
La Ceinture verte est une SAS (Société par actions simplifiée) qui anime un réseau de Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC) qui fournit des fermes maraichères équipées et un appui technique à la production et à la vente aux agriculteurs qui souhaiteraient développer une activité maraîchère tout en leur garantissant un meilleur revenu. Les maraicher.ère.s restent indépendant.e.s tout en étant intégré.e.s à l’actionnariat et à la gouvernance de la Société Coopérative d’intérêt Collectif (SCIC) du territoire.
Les premiers contours de l’activité d’agri-énergie du projet HORIZEO
La surface qui serait occupée par l’activité d’agri-énergie du projet HORIZEO serait répartie entre une zone dédiée au maraîchage, sans panneaux photovoltaïques, et une zone de 2 à 3 hectares dédiées à la Recherche et Développement (R&D) avec le déploiement de panneaux solaires, comme illustré sur le schéma ci-après.

-image non contractuelle sujette à évolutions (Juin 2023)-
Le maraîchage
Le modèle de La Ceinture verte se base sur de petites exploitations de maraîchage diversifié de pleins champs de l’ordre de 2 à 3 hectares. Dans le cadre de la composante agri-énergie du projet HORIZEO, la SCIC sera donc propriétaire des parcelles.
En termes d’emplois, l’activité agri-énergie du projet HORIZEO permettrait de créer 2 à 3 Equivalents d’emplois à Temps Pleins (ETP) pour développer la vente à emporter sur le site en parallèle d’une participation aux circuits-courts organisés sur le territoire.
En ce qui concerne la production, des études ont été confiées à la chambre d’agriculture de Gironde, lesquelles études (diagnostic territorial et analyses agro-pédologiques) ont permis de dimensionner et de diversifier l’”outil de production” avec la création de parcelles de maraichage diversifié.
La R&D
Sur ces 8 hectares destinés à l’agri-énergie, 2 à 3 hectares, sur lesquels seront développés des technologies en lien avec l’agronomie (technologie Camelia sur la fonction de brise vent, partenariat avec l’INRAE sur les différents types d’agricultures, etc.), seront dédiés à la Recherche et au Développement (R&D) de nouvelles structures et de panneaux en lien avec la production agricole sous-jacente.
Des panneaux solaires seront implantés sur des parcelles « test » pour expérimenter un modèle de coactivités :
- L’agrivoltaïsme Dynamique (AVD) en partenariat avec Sun’Agri permettra d’expérimenter par exemple la culture du kiwi et du raisin de table sous les panneaux.
- L’agrivoltaïsme de type ombrière expérimentera la culture des fruits rouges.
Ce volet de Recherche et Développement sera encadré par la loi qui prescrit la réalisation de suivis agronomiques par des laboratoires et organismes compétents.
LE POINT SUR LE PLAN ENVELOPPE DU PROJET HORIZEO
Guidé par la recherche des moindres impacts sur l’environnement, le développement du projet HORIZEO se poursuit selon l’approche Eviter – Réduire – Compenser – Accompagner. L’implantation du parc privilégie l’évitement des zones à enjeux forts déterminés par les études environnementales, tout en prenant en compte les études et prescriptions concernant les risques identifiés (lutte contre les incendies et inondations notamment).
Qu’est-ce qu’un plan enveloppe ?
Le « plan enveloppe » du projet correspond à la zone de l’aire d’étude sur laquelle le projet est envisagé. La définition de ce plan prend notamment en compte les enjeux environnementaux, sachant que deux thématiques sont particulièrement structurantes :
- Le milieu naturel : l’implantation est notamment guidée par la recherche de l’évitement des zones à enjeu environnemental fort.
- Le risque incendie, dont la prise en compte se traduit par des mesures particulières comme : l’application des obligations légales de débroussaillement (OLD) lorsque le projet est localisé à moins de 200 mètres d’un massif forestier.
Ensuite, il s’agira d’établir un « plan de masse », qui présentera, au sein du plan enveloppe, l’agencement et les dimensions de l’ensemble des constructions (les panneaux photovoltaïques, sous-stations électriques, bâtiments pour les équipes d’exploitation, les batteries pour le stockage, etc.). Seront aussi précisées la localisation des pistes ainsi que les parcelles qui ne seront pas aménagées et qui seront gérées pour la biodiversité.
La surface finale occupée par le parc photovoltaïque et la puissance raccordée dépendront donc de l’ensemble des enjeux identifiés (milieu naturel, risque incendie) et des choix techniques opérés.
Quel plan enveloppe pour HORIZEO aujourd’hui ?
Aujourd’hui, le plan enveloppe s’étend sur environ 1000 ha. Sur cette aire, entre 200 et 300 ha ne seraient pas aménagés, et seraient gérés pour favoriser le développement de la biodiversité (corridors écologiques par exemple) et pour les mesures de lutte contre l’incendie (obligation légale de débroussaillement).

La réalisation du projet est soumise à l’obtention d’une “autorisation environnementale” qui inclut notamment « l’autorisation de défrichement ». La perte de surface sylvicole liée au défrichement sera compensée selon des modalités légales et règlementaires déterminées par les services de l’Etat. Dans le cadre d’HORIZEO, les porteurs de projets se sont d’ores et déjà engagés à reboiser physiquement au moins le double de la surface qui sera autorisée au défrichement.
UNE SECONDE VIE POUR LES PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES ?
Comme pour tout projet d’énergie renouvelable, HORIZEO est pensé sur toute sa durée de vie jusqu’à son démantèlement. Le bail du projet HORIZEO de 40 ans s’étalerait sur une période de 37 ans d’exploitation à laquelle s’ajoutent 3 années dédiées à la construction et au démantèlement du projet.
A l’issue des 40 ans convenus dans le bail et selon le contexte énergétique national, deux scénarios pourront être envisagés :
- Un démantèlement de l’installation avec remise en état du site, déjà prévu au titre de la promesse de bail ;
- Un renouvellement du bail avec mise à jour des équipements qui le nécessitent (obsolescence, amélioration de la performance…).
Comme cela est prévu par la réglementation, le budget du démantèlement sera provisionné et les structures mises en place entièrement démantelables permettant ainsi à terme que toutes les installations soient retirées et que le terrain soit remis en état.
LA FILIERE FRANCAISE DE RECYCLAGE DES PANNEAUX EN QUELQUES CHIFFRES
Le nombre de modules photovoltaïques installés en France est conséquent. Fin septembre, 2022 la France compte près de 600 000 installations photovoltaïques toutes puissances confondues, selon l’Open Data d’Enedis. Ils sont encore relativement récents et peu d’installations ont atteint aujourd’hui leur limite d’âge.
En 2021 ce sont 3 700 tonnes de panneaux qui ont été recyclés. Un nombre amené à être de plus en plus conséquent en regard des objectifs français en matière d’installations de production d’énergie photovoltaïque pour la transition énergétique.
C’est dans ce cadre que se développe la filière de recyclage des panneaux photovoltaïques en France.
LE RECYLCLAGE DES PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES QU’EST-CE QUE C’EST ? COMMENT CA MARCHE ?
Alors que les premiers panneaux photovoltaïques étaient peu recyclables, du fait de leur composition, les panneaux actuels sont presque entièrement recyclables.
Ces derniers sont composés à 95% de matériaux recyclables (cuivre, argent, silicium, armature en aluminium, plaque de verre). Parmi ces composants, seuls 5 % ne sont pas recyclables. Il s’agit majoritairement de petits élément de connectique.

Il existe deux procédés permettant de recycler des panneaux photovoltaïques :
- Par traitement thermique : le plastique présent dans les panneaux est brûlé afin de séparer les cellules photovoltaïques du verre. Le verre est ensuite récupéré et les cellules sont traitées chimiquement et les composants récupérés. Une partie des matériaux recyclés, tel que le silicium, peuvent être réutilisés pour la fabrication de nouveaux panneaux.
- Le second procédé, le recyclage des panneaux solaires par broyage, s’organise en plusieurs étapes :
- Le cadre en aluminium est séparé du reste du panneau.
- Ce sont ensuite les câbles et le boîtier électrique qui sont récupérés, notamment pour le cuivre qui les compose. Ils sont orientés vers les autres lignes de traitement des déchets.
- Puis, les panneaux sont découpés en lamelles grâce à différents broyeurs. Cela permet de récupérer le verre, les composites et le silicium.
Chaque élément broyé rejoint ensuite une filière de recyclage qui lui est propre.
Mieux comprendre le recyclage des panneaux photovoltaïques par broyage :
ZOOM SUR UNE UNITE DE TRAITEMENT : UN SITE DE REEMPLOI ET DE TRAITEMENT DE PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES A SAINT-LOUBES EN GIRONDE
C’est une première en Europe. L’unité de traitement de panneaux photovoltaïque Envie2E de Saint-Loubès, la troisième unité de traitement mise en fonction en France, utilise une technologie innovante importée du Japon, la « délamination ». Cette technologie, grâce à l’utilisation d’une lame chaude (300°C), permet notamment de découper le panneau et de séparer les différentes composantes du panneau :
- Verre (75 % à 80 % du panneau) ;
- Aluminium ;
- Plastique ;
- Cuivre ou argent ;
- Silicium.
afin de récupérer le maximum de matières premières permettant une valorisation du panneau estimée aujourd’hui à 95%.
Mieux comprendre le recyclage des panneaux photovoltaïques par délamination :
Pour en savoir plus sur cette unité de traitement, la technologie employée et l’avenir d’une telle filière qui est en train de se structurer en France, vous pouvez visionner le reportage du magazine Actu-Environnement disponible sur YouTube et ci-dessous :
RETRAIT DE L’ACTIVITE « HYDROGENE » DU PROJET HORIZEO
Le projet HORIZEO, dès le départ, avait comme ambition de s’appuyer sur une technologie mature, le solaire photovoltaïque, pour développer des solutions innovantes utilisant l’électricité renouvelable produite par le parc.
Pour ENGIE, l’hydrogène constitue une réelle piste d’avenir pour la transition énergétique en permettant le développement des énergies renouvelables décentralisées au service du développement de solutions de mobilité verte et de la décarbonation des territoires.
Au sein du projet HORIZEO, l’implantation d’un électrolyseur permettant la production d’hydrogène est liée depuis le début à la nécessité d’identifier des usages à un niveau suffisant pour justifier cet investissement significatif. ENGIE n’a toutefois pas identifié de débouchés potentiels suffisants à ce stade du projet.
Rappel de l’engagement pris suite au débat public
« Poursuivre l’étude de l’implantation et de la puissance de l’électrolyseur, visant à produire de l’hydrogène renouvelable, au regard de l’identification des usages potentiels et des expressions qui seront recueillies au cours de la phase de concertation. »
Depuis la décision des maîtres d’ouvrage publiée en mai 2022, ENGIE n’a pas constaté d’engouement de la part des acteurs publics et privés permettant d’assurer une viabilité suffisante à cette activité dans le cadre du projet HORIZEO, ni au cours du débat public, ni au cours de la concertation continue et des échanges avec les parties prenantes.

ENGIE prend donc la décision de retirer l’activité hydrogène (c’est-à-dire l’électrolyseur) du projet HORIZEO. Pour autant, le Groupe maintient son engagement en faveur de la filière hydrogène et de la mobilité durable.
Participez à l’atelier citoyen n°2 : randonnée paysagère
Dans la continuité du premier atelier citoyen lancé en avril dernier dans la cadre du dispositif de concertation continue du projet HORIZEO, le deuxième atelier citoyen sur le projet et le paysage se tiendra sous la forme d’une randonnée paysagère sur le site du projet.
Ce deuxième volet de l’atelier citoyen sur le projet et le paysage sera l’occasion d’évoquer l’intégration paysagère du projet avec des mises en situation et des photomontages, construits notamment sur la base des échanges avec les participants du premier atelier.
La balade sera suivie d’un échange, assorti d’un moment convivial.
L’atelier se tiendra* :
le 09 juin 2023
De 17h30 à 19h30
* sur inscription
Pour des raisons logistique, de sécurité et de bonne tenue de l’atelier, il est nécessaire de s’inscrire à cet atelier à l’adresse suivante (en communiquant vos nom et prénom) : contact@horizeo-saucats.fr
Le lieu de rendez-vous vous sera envoyé une fois l’inscription validée.

Atelier citoyen N°1: le projet et le paysage
Après le débat public organisé sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public, le projet HORIZEO est maintenant en phase de concertation continue.
Dans ce cadre, des ateliers citoyens sont organisés. L’objectif de ces rencontres est de vous permettre de poser vos questions et de donner votre avis pour continuer d’enrichir le projet. Un premier cycle de 2 ateliers vous est proposé sur l’intégration paysagère du projet dans son environnement.
Le premier atelier citoyen sur l’intégration paysagère du projet, temps d’échange et de réflexion en petits groupes, sera l’occasion de :
- revenir sur le projet (historique, déroulement, concertation),
- recueillir vos attentes vis-à-vis de l’intégration paysagère du projet (cadre de vie, paysage, environnement etc.),
- réaliser une cartographie collective des éléments incontournables en terme de paysage, de tourisme et/ou d’environnement à prendre en compte dans la réalisation du pan d’implantation du projet,
- et de réfléchir sur les mesures d’accompagnement réalisables/possibles à mettre en place.
L’atelier se tiendra *:
le 04 avril 2023
De 18h30 à 21h
Salle des fêtes de Saucats
Uniquement en présentiel
*sur inscription
Pour des raisons logistique, de sécurité et de bonne tenue de l’atelier, la jauge de cet atelier est limitée à 30 personnes. Le nombre de places étant limité, une inscription préalable est demandée. Vous pouvez vous inscrire via le formulaire d’inscription : https://forms.office.com/e/D8mMbC8Gjc
Ou en scannant le QR code présent sur l’affiche ci-après.
