Les études

Le projet définitif sera conçu selon la démarche « Eviter, Réduire, Compenser – Accompagner » (ERC-A), guidée par la recherche des moindres impacts sur l’environnement et en privilégiant l’évitement des zones à enjeux forts. En effet, qu’il s’agisse de l’implantation du parc photovoltaïque, des technologies de panneaux ou de leurs structures, ou encore du positionnement des différentes composantes du projet HORIZEO, l’ensemble des choix de conception répondront à cette approche. Par conséquent, il est nécessaire de mesurer dans un premier temps l’ensemble des impacts potentiels du projet sur l’environnement. C’est l’ambition des études initiées par les maîtres d’ouvrage auprès d’organismes compétents, experts et indépendants.

L’évaluation environnementale

Cette étude est de nature règlementaire. Son cadre d’application, son contenu et son insertion dans les différentes procédures administratives sont déterminés dans le Code de l’environnement, notamment à l’article L122-1. Il s’agit d’une analyse globale qui constitue un véritable outil d’aide à la conception d’un projet. En effet, elle est réalisée en deux temps principaux qui permettent de concevoir un projet adapté à son environnement : l’état initial de l’environnement, puis l’analyse des impacts et la définition des mesures. Cet état initial aborde toutes les composantes de l’environnement susceptibles d’être impactées par le projet. La conception du projet va s’appuyer sur l’état initial de l’environnement, en déclinant la séquence ERC (Eviter, Réduire, Compenser) à laquelle on peut ajouter un “A” (Accompagner), qui concerne toutes les mesures qui n’entrent pas dans le champ de l’ERC, telles que les mesures de suivi faune/flore et la valorisation pédagogique d’un site.

Source : Dossier des maîtres d’ouvrages

L’évaluation de l’empreinte carbone

ENGIE et NEOEN souhaitent évaluer les conséquences du projet HORIZEO sur le changement climatique. Le calcul de l’empreinte carbone doit orienter les porteurs du projet dans la conception globale de l’aménagement, en identifiant les leviers d’optimisation. Ainsi, le bureau d’étude Gingko 21 a étudié et comparé les deux scénarios suivants :

  1. Le scénario HORIZEO ;
  2. Un scénario de référence, dans lequel le projet HORIZEO n’est pas construit, le site d’étude conservé en exploitation sylvicole, et les services envisagés dans le projet HORIZEO (production d’électricité, production de dihydrogène, stockage d’électricité, …) sont fournis selon les technologies classiquement observées sur le marché actuel.

Les premiers résultats indiquent que l’énergie qui serait produite par HORIZEO aurait un impact sur le changement climatique 2 à 3 fois moins important qu’une énergie produite via des méthodes représentatives du marché actuel. Ce bilan carbone est complété par un travail de l’INRAE visant à analyser les flux de carbone liés au défrichement et à l’installation d’un parc photovoltaïque.

Les effets sur le climat local

La question des impacts microclimatiques a émergé au cours du débat public. Les maîtres d’ouvrage ont indiqué qu’ils n’avaient pas connaissance de tels phénomènes sur leurs parcs solaires et n’ont connaissance que de peu d’études sur le sujet au niveau mondial, celles-ci ne s’appliquant pas au contexte environnemental et climatique néo-aquitain. Cependant, ENGIE et NEOEN souhaitent apporter des réponses plus concrètes dans le cadre de la concertation HORIZEO. Pour cette raison, et dans le but de faire avancer la recherche scientifique sur le sujet, les porteurs de projets ont lancé deux études qui abordent la question du solaire photovoltaïque et du climat local selon deux méthodologies différentes.

  • L’étude menée par Météo France

Lancée par les maîtres d’ouvrage en mai 2022, cette étude vise à fournir de premiers résultats quant aux éventuels effets du parc photovoltaïque d’HORIZEO en termes d’îlots de chaleur. Les modélisations prendront en compte des données bibliographiques et des données Météo France. Les résultats devraient être disponibles à l’automne 2022.

  • L’étude menée par l’INRAE

Cette étude, réalisée par l’INRAE, traitera des potentiels impacts du parc photovoltaïque du projet HORIZEO sur les flux de chaleur, le bilan d’énergie, l’évapotranspiration et la température de surface. Les modalisations prendront en compte des mesures réalisées sur un parc existant et présentant des caractéristiques proches de celles du projet HORIZEO.

La gestion des risques

Les porteurs de projet s’engagent à ce que le projet soit intégré de la manière la plus sécurisée et exemplaire possible sur le territoire. Le sujet des risques inhérents au projet fut majeur au cours du débat public. ENGIE et NEOEN travaillent d’ores et déjà à la définition de mesures de gestion des risques renforcées en lien avec l’ambition et l’ampleur du projet HORIZEO, en particulier concernant les risques d’incendie et d’inondation.

Le territoire de la Communauté de communes de Montesquieu est sujet, depuis déjà plusieurs années, au risque d’inondation. Les porteurs de projets en sont pleinement conscients et se sont engagés lors du débat public à ne pas aggraver ce risque. Dans le cas présent, il serait lié à la coupe des pins, qui n’absorberont plus l’eau de la nappe. Ce phénomène est déjà observé lors des coupes rases dans le cadre de l’activité sylvicole. Sur le site d’étude, la coupe des parcelles est fixée par le plan simple de gestion du groupement forestier qui prévoit la coupe des pins tous les 28 ans.  Actuellement, environ 1000 ha sont en coupe rase ou avec des pins de moins de trois ans. Pour qualifier l’enjeu inondation et définir les mesures à mettre en œuvre pour y répondre, les maîtres d’ouvrage ont lancé une étude comprenant :

  • Un volet hydraulique, qui va notamment qualifier le réseau hydrographique sur le site et à son aval, en relevant notamment les points sensibles le long des cours d’eau, jusqu’à la Garonne.
  • Un volet hydrogéologique, qui permettra de déterminer la hauteur de nappe après la coupe des boisements et donc d’estimer la quantité d’eau supplémentaire qui pourrait être apportée dans le réseau hydrographique (eau issue du ruissellement des eaux pluviales et eau de la nappe). Des instruments de mesures (piézomètres) ont d’ores et déjà été installés stratégiquement sur l’air d’étude.

Résultats d’études

Les études sont toujours en cours et les résultats définitifs seront présentés au public dans le cadre de la concertation continue. Cependant, des restitutions intermédiaires ont été présentées lors du débat public. Ces premiers résultats sont cependant partiels et pourront affinés et complétés au fil de l’avancement des études et de la définition du projet en lui-même.

Pour rappel : toute mention au datacenter n’est plus opportune puisque celui-ci sera, conformément à la décision des maîtres d’ouvrage faisant suite au débat public, déplacé hors de l’aire d’étude du projet.

L’étude sylvicole (Forestry club de France)

Le bilan carbone (Gingko 21)

L’étude environnementale : faune et flore (Bureau d’étude GEREA)

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