2023.08.29-Concertation-Permanence-Marché de Léognan-Compte rendu
2023.06.09-Concertation-Permanence-Marché de Saucats-Compte rendu
LE POINT SUR : L’ACTIVITE D’AGRI-ENERGIE DU PROJET HORIZEO
Le projet HORIZEO se structure autour de trois composantes. La première, le cœur du projet, est le parc photovoltaïque auquel sont associées une unité de stockage par batteries ainsi qu’une activité d’agri-énergie.
La parcelle dédiée à l’agri-énergie ou « agrivoltaïsme » se situerait le long de la RD1010, à l’extrémité ouest des 2000 hectares de l’aire d’étude du projet. Elle couvrirait une surface de 8 ha au nord-ouest de la parcelle du projet HORIZEO.

en fonction de leurs besoins et contraintes
Cette activité est basée sur la cohabitation sur une même surface d’une production agricole principale et d’une production d’électricité photovoltaïque secondaire dans le but de garantir une alimentation locale pour le territoire.
Défini au sens de la loi du 10 mars 2023 (relative à l’accélération de la production des énergies renouvelables), l’agrivoltaïsme est caractérisé par :
« Une installation qui apporte directement à la parcelle au moins un des quatre services suivants :
- L’amélioration du potentiel et de l’impact agronomique
- L’adaptation au changement climatique
- La protection contre les aléas
- L’amélioration du bien-être animal »
Pour en savoir plus sur l’agri-voltaïsme retrouvez dans cette courte vidéo du Monde De Jamy des explications sur cette activité
Un partenariat avec « La Ceinture Verte »
C’est dans ce cadre que les maîtres d’ouvrages ont signé un partenariat avec La Ceinture Verte, une structure coopérative nationale qui fédère l’ensemble des acteurs institutionnels et des structures de développement agricole (Chambres d’agricultures et Groupements Agriculteurs Biologiques) et qui participe au développement des circuits-courts, c’est-à-dire dont un seul intermédiaire (maximum) peut intervenir dans le circuit de distribution entre le producteur et le consommateur, sur le territoire.
La Ceinture verte est une SAS (Société par actions simplifiée) qui anime un réseau de Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC) qui fournit des fermes maraichères équipées et un appui technique à la production et à la vente aux agriculteurs qui souhaiteraient développer une activité maraîchère tout en leur garantissant un meilleur revenu. Les maraicher.ère.s restent indépendant.e.s tout en étant intégré.e.s à l’actionnariat et à la gouvernance de la Société Coopérative d’intérêt Collectif (SCIC) du territoire.
Les premiers contours de l’activité d’agri-énergie du projet HORIZEO
La surface qui serait occupée par l’activité d’agri-énergie du projet HORIZEO serait répartie entre une zone dédiée au maraîchage, sans panneaux photovoltaïques, et une zone de 2 à 3 hectares dédiées à la Recherche et Développement (R&D) avec le déploiement de panneaux solaires, comme illustré sur le schéma ci-après.

-image non contractuelle sujette à évolutions (Juin 2023)-
Le maraîchage
Le modèle de La Ceinture verte se base sur de petites exploitations de maraîchage diversifié de pleins champs de l’ordre de 2 à 3 hectares. Dans le cadre de la composante agri-énergie du projet HORIZEO, la SCIC sera donc propriétaire des parcelles.
En termes d’emplois, l’activité agri-énergie du projet HORIZEO permettrait de créer 2 à 3 Equivalents d’emplois à Temps Pleins (ETP) pour développer la vente à emporter sur le site en parallèle d’une participation aux circuits-courts organisés sur le territoire.
En ce qui concerne la production, des études ont été confiées à la chambre d’agriculture de Gironde, lesquelles études (diagnostic territorial et analyses agro-pédologiques) ont permis de dimensionner et de diversifier l’”outil de production” avec la création de parcelles de maraichage diversifié.
La R&D
Sur ces 8 hectares destinés à l’agri-énergie, 2 à 3 hectares, sur lesquels seront développés des technologies en lien avec l’agronomie (technologie Camelia sur la fonction de brise vent, partenariat avec l’INRAE sur les différents types d’agricultures, etc.), seront dédiés à la Recherche et au Développement (R&D) de nouvelles structures et de panneaux en lien avec la production agricole sous-jacente.
Des panneaux solaires seront implantés sur des parcelles « test » pour expérimenter un modèle de coactivités :
- L’agrivoltaïsme Dynamique (AVD) en partenariat avec Sun’Agri permettra d’expérimenter par exemple la culture du kiwi et du raisin de table sous les panneaux.
- L’agrivoltaïsme de type ombrière expérimentera la culture des fruits rouges.
Ce volet de Recherche et Développement sera encadré par la loi qui prescrit la réalisation de suivis agronomiques par des laboratoires et organismes compétents.
Premier rapport intermédiaire des garants de la concertation continue HORIZEO
LE POINT SUR LE PLAN ENVELOPPE DU PROJET HORIZEO
Guidé par la recherche des moindres impacts sur l’environnement, le développement du projet HORIZEO se poursuit selon l’approche Eviter – Réduire – Compenser – Accompagner. L’implantation du parc privilégie l’évitement des zones à enjeux forts déterminés par les études environnementales, tout en prenant en compte les études et prescriptions concernant les risques identifiés (lutte contre les incendies et inondations notamment).
Qu’est-ce qu’un plan enveloppe ?
Le « plan enveloppe » du projet correspond à la zone de l’aire d’étude sur laquelle le projet est envisagé. La définition de ce plan prend notamment en compte les enjeux environnementaux, sachant que deux thématiques sont particulièrement structurantes :
- Le milieu naturel : l’implantation est notamment guidée par la recherche de l’évitement des zones à enjeu environnemental fort.
- Le risque incendie, dont la prise en compte se traduit par des mesures particulières comme : l’application des obligations légales de débroussaillement (OLD) lorsque le projet est localisé à moins de 200 mètres d’un massif forestier.
Ensuite, il s’agira d’établir un « plan de masse », qui présentera, au sein du plan enveloppe, l’agencement et les dimensions de l’ensemble des constructions (les panneaux photovoltaïques, sous-stations électriques, bâtiments pour les équipes d’exploitation, les batteries pour le stockage, etc.). Seront aussi précisées la localisation des pistes ainsi que les parcelles qui ne seront pas aménagées et qui seront gérées pour la biodiversité.
La surface finale occupée par le parc photovoltaïque et la puissance raccordée dépendront donc de l’ensemble des enjeux identifiés (milieu naturel, risque incendie) et des choix techniques opérés.
Quel plan enveloppe pour HORIZEO aujourd’hui ?
Aujourd’hui, le plan enveloppe s’étend sur environ 1000 ha. Sur cette aire, entre 200 et 300 ha ne seraient pas aménagés, et seraient gérés pour favoriser le développement de la biodiversité (corridors écologiques par exemple) et pour les mesures de lutte contre l’incendie (obligation légale de débroussaillement).

La réalisation du projet est soumise à l’obtention d’une “autorisation environnementale” qui inclut notamment « l’autorisation de défrichement ». La perte de surface sylvicole liée au défrichement sera compensée selon des modalités légales et règlementaires déterminées par les services de l’Etat. Dans le cadre d’HORIZEO, les porteurs de projets se sont d’ores et déjà engagés à reboiser physiquement au moins le double de la surface qui sera autorisée au défrichement.
UNE SECONDE VIE POUR LES PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES ?
Comme pour tout projet d’énergie renouvelable, HORIZEO est pensé sur toute sa durée de vie jusqu’à son démantèlement. Le bail du projet HORIZEO de 40 ans s’étalerait sur une période de 37 ans d’exploitation à laquelle s’ajoutent 3 années dédiées à la construction et au démantèlement du projet.
A l’issue des 40 ans convenus dans le bail et selon le contexte énergétique national, deux scénarios pourront être envisagés :
- Un démantèlement de l’installation avec remise en état du site, déjà prévu au titre de la promesse de bail ;
- Un renouvellement du bail avec mise à jour des équipements qui le nécessitent (obsolescence, amélioration de la performance…).
Comme cela est prévu par la réglementation, le budget du démantèlement sera provisionné et les structures mises en place entièrement démantelables permettant ainsi à terme que toutes les installations soient retirées et que le terrain soit remis en état.
LA FILIERE FRANCAISE DE RECYCLAGE DES PANNEAUX EN QUELQUES CHIFFRES
Le nombre de modules photovoltaïques installés en France est conséquent. Fin septembre, 2022 la France compte près de 600 000 installations photovoltaïques toutes puissances confondues, selon l’Open Data d’Enedis. Ils sont encore relativement récents et peu d’installations ont atteint aujourd’hui leur limite d’âge.
En 2021 ce sont 3 700 tonnes de panneaux qui ont été recyclés. Un nombre amené à être de plus en plus conséquent en regard des objectifs français en matière d’installations de production d’énergie photovoltaïque pour la transition énergétique.
C’est dans ce cadre que se développe la filière de recyclage des panneaux photovoltaïques en France.
LE RECYLCLAGE DES PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES QU’EST-CE QUE C’EST ? COMMENT CA MARCHE ?
Alors que les premiers panneaux photovoltaïques étaient peu recyclables, du fait de leur composition, les panneaux actuels sont presque entièrement recyclables.
Ces derniers sont composés à 95% de matériaux recyclables (cuivre, argent, silicium, armature en aluminium, plaque de verre). Parmi ces composants, seuls 5 % ne sont pas recyclables. Il s’agit majoritairement de petits élément de connectique.

Il existe deux procédés permettant de recycler des panneaux photovoltaïques :
- Par traitement thermique : le plastique présent dans les panneaux est brûlé afin de séparer les cellules photovoltaïques du verre. Le verre est ensuite récupéré et les cellules sont traitées chimiquement et les composants récupérés. Une partie des matériaux recyclés, tel que le silicium, peuvent être réutilisés pour la fabrication de nouveaux panneaux.
- Le second procédé, le recyclage des panneaux solaires par broyage, s’organise en plusieurs étapes :
- Le cadre en aluminium est séparé du reste du panneau.
- Ce sont ensuite les câbles et le boîtier électrique qui sont récupérés, notamment pour le cuivre qui les compose. Ils sont orientés vers les autres lignes de traitement des déchets.
- Puis, les panneaux sont découpés en lamelles grâce à différents broyeurs. Cela permet de récupérer le verre, les composites et le silicium.
Chaque élément broyé rejoint ensuite une filière de recyclage qui lui est propre.
Mieux comprendre le recyclage des panneaux photovoltaïques par broyage :
ZOOM SUR UNE UNITE DE TRAITEMENT : UN SITE DE REEMPLOI ET DE TRAITEMENT DE PANNEAUX PHOTOVOLTAÏQUES A SAINT-LOUBES EN GIRONDE
C’est une première en Europe. L’unité de traitement de panneaux photovoltaïque Envie2E de Saint-Loubès, la troisième unité de traitement mise en fonction en France, utilise une technologie innovante importée du Japon, la « délamination ». Cette technologie, grâce à l’utilisation d’une lame chaude (300°C), permet notamment de découper le panneau et de séparer les différentes composantes du panneau :
- Verre (75 % à 80 % du panneau) ;
- Aluminium ;
- Plastique ;
- Cuivre ou argent ;
- Silicium.
afin de récupérer le maximum de matières premières permettant une valorisation du panneau estimée aujourd’hui à 95%.
Mieux comprendre le recyclage des panneaux photovoltaïques par délamination :
Pour en savoir plus sur cette unité de traitement, la technologie employée et l’avenir d’une telle filière qui est en train de se structurer en France, vous pouvez visionner le reportage du magazine Actu-Environnement disponible sur YouTube et ci-dessous :
RETRAIT DE L’ACTIVITE « HYDROGENE » DU PROJET HORIZEO
Le projet HORIZEO, dès le départ, avait comme ambition de s’appuyer sur une technologie mature, le solaire photovoltaïque, pour développer des solutions innovantes utilisant l’électricité renouvelable produite par le parc.
Pour ENGIE, l’hydrogène constitue une réelle piste d’avenir pour la transition énergétique en permettant le développement des énergies renouvelables décentralisées au service du développement de solutions de mobilité verte et de la décarbonation des territoires.
Au sein du projet HORIZEO, l’implantation d’un électrolyseur permettant la production d’hydrogène est liée depuis le début à la nécessité d’identifier des usages à un niveau suffisant pour justifier cet investissement significatif. ENGIE n’a toutefois pas identifié de débouchés potentiels suffisants à ce stade du projet.
Rappel de l’engagement pris suite au débat public
« Poursuivre l’étude de l’implantation et de la puissance de l’électrolyseur, visant à produire de l’hydrogène renouvelable, au regard de l’identification des usages potentiels et des expressions qui seront recueillies au cours de la phase de concertation. »
Depuis la décision des maîtres d’ouvrage publiée en mai 2022, ENGIE n’a pas constaté d’engouement de la part des acteurs publics et privés permettant d’assurer une viabilité suffisante à cette activité dans le cadre du projet HORIZEO, ni au cours du débat public, ni au cours de la concertation continue et des échanges avec les parties prenantes.

ENGIE prend donc la décision de retirer l’activité hydrogène (c’est-à-dire l’électrolyseur) du projet HORIZEO. Pour autant, le Groupe maintient son engagement en faveur de la filière hydrogène et de la mobilité durable.
2023.06.01-Concertation-Comité de suivi-Avancement du projet
2023.06.01-Concertation-Comité de suivi-Avancement du projet-Compte rendu