ENGIE Green : une offre pour les riverains est à l’étude.
Dans le cadre de ses projets de production d’énergie renouvelable, ENGIE Green peut proposer aux riverains une remise exceptionnelle sur leur facture d’électricité verte.
Cette offre « Bonus Watt », conçue par ENGIE Green, fait bénéficier les riverains d’ une remise exceptionnelle sur leur facture d’électricité verte. L’objectif est de proposer un avantage concret aux habitants et de renforcer leur lien avec la production d’énergies renouvelables sur le territoire. Cette offre pourrait s’appliquer dès la mise en service de la centrale et selon des modalités actuellement en discussion.
Comprendre les différentes technologies du photovoltaïque :
Dans cet article, nous proposons de vous présenter les technologies photovoltaïques qui sont aujourd’hui envisagées dans le cadre du projet HORIZEO.
Panneaux solaires ou panneaux photovoltaïques ?
Par abus de langage, on utilise les termes « panneaux solaires » et « panneaux photovoltaïques » comme synonymes. Néanmoins, il faut rappeler qu’un panneau solaire désigne toutes les technologies qui servent à capter l’énergie émise par le soleil et qui permettent de la transformer en électricité ou en chaleur. Parmi ces technologies, le photovoltaïque convertit la lumière du soleil en électricité. Il existe également d’autres types de panneaux solaires, comme les panneaux thermiques, qui captent les rayons du soleil pour produire de la chaleur, utilisée pour chauffer l’eau ou encore les panneaux aérovoltaïques, qui reposent sur une technologie hybride qui permet de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur.
Comment fonctionnent les panneaux photovoltaïques ?
En 1839, Antoine Becquerel fait la découverte de l’effet photovoltaïque : lorsque les rayonnements du soleil rencontrent des matériaux semi-conducteurs, ils leur transfèrent de l’énergie, ce qui génère une tension électrique. Le silicium est le matériau semi-conducteur le plus utilisé dans la réalisation de panneaux. D’autres éléments chimiques, minéraux ou plastiques sont également employés, avec pour chacun d’entre eux, des avantages et des inconvénients. Aujourd’hui, les principaux challenges concernant ces technologies sont d’améliorer le rendement, réduire les coûts de fabrication tout en réduisant également l’empreinte carbone de leur fabrication.
Quel type de technologie sera utilisé pour le projet HORIZEO ?
Pour l’instant, le choix s’est porté sur la technologie la plus récente, à savoir des panneaux monocristallins TOPCON bifaciaux. La technologie dans le monde du PV est toutefois en constante évolution, il est donc possible qu’au moment de la construction, les modules soient différents !
Types de cellules photovoltaïques :
Le panneau photovoltaïque cristallin :
La technologie photovoltaïque de type monocristalline ou polycristalline est la plus répandue. Elle présente des panneaux solaires dont les cellules sont issues d’un seul (mono) ou plusieurs (poly) cristal/cristaux de silicium pur. Les modules monocristallins, grâce à leur homogénéité, permet un rendement supérieur à celui des panneaux à silicium polycristallin. Ils représentent 85 à 90% du marché actuel.

Le saviez-vous ?
Les panneaux monocristallins sont de couleur très foncée tandis que les polycristallins sont plutôt bleutés ! Contrairement au monocristallin, le polycristallin est composé de plusieurs cristaux de silicium fondus ensemble. Il est moins utilisé sur le marché aujourd’hui suite à la baisse des coûts d’autres technologies permettant de meilleurs rendements, notamment la technologie monocristalline.
Les cellules au silicium monocristallin TOPCon :
Les derniers développements R&D sur les cellules cristallines ont amené l’industrie vers les cellules type TOPCon, qui ont pour caractéristiques de limiter les pertes d’énergie interne et possèdent par conséquent un meilleur rendement que les technologies précédentes.
Le panneau photovoltaïque à couches minces :
Il s’agit d’une technologie qui consiste à déposer une ou plusieurs couches minces de matériau photovoltaïque sur un substrat, tel que du verre, plastique, etc.. Parmi ces matériaux, le tellurure de cadmium (CdTe) est le plus utilisé sur le marché. Cette technologie est basée sur l’hétérojonction, c’est-à-dire la jonction de deux semi-conducteurs différents : le tellurure de cadmium et le sulfure de cadmium. L’avantage de cette technologie est qu’elle absorbe une grande quantité de lumière avec de forts rendements.
Le panneau solaire en pérovskite :
La technologie pérovskite n’est pas encore passée à l’échelon industriel mais elle est l’une des technologies photovoltaïques les plus prometteuses. Elle permettrait un rendement supérieur à ceux des panneaux en silicium, tout en assurant des coûts de production plus bas. Ses principaux défauts sont son instabilité, qui rend son industrialisation difficile et sa composition, avec des cellules partiellement constituées de plomb, un élément nuisible pour la santé et l’environnement.
Le panneau photovoltaïque organique :
Les cellules organiques utilisées pour la fabrication de ces panneaux ne sont pas des minéraux semi-conducteurs comme le silicium. Il s’agit de molécules ou de polymères issus de la chimie organique, (à base de plantes, d’algues ou d’animaux). Leur principal atout, en théorie, serait de permettre une fabrication à moindre coût et nécessitant moins d’énergie. Aujourd’hui, les rendements des cellules organiques sont encore faibles et moindres que ceux des cellules minérales et leur longévité reste à améliorer. Cette technologie relève du domaine de la recherche et n’est pas encore disponible sur marché.
Autres caractéristiques des panneaux photovoltaïques :
Le panneau bi-verre :
En fonction de la technologie développée ci-dessus, l’élément actif (les cellules photovoltaïques) peut être encapsulé entre deux plaques de verre d’environ 2 mm d’épaisseur. L’avantage de ces panneaux est qu’ils sont plus résilients face aux intempéries et plus stables dans la durée. Cependant, comparé aux panneaux classiques, leur prix est plus élevé.
Le panneau bi-facial :
C’est un panneau qui peut produire de l’électricité sur les deux faces. Les cellules du dessus du panneau captent le rayonnement solaire direct, tandis que la surface de dessous capte le rayonnement réfléchi. Ainsi, ce type de panneaux permet d’augmenter les rendements !
ZOOM sur les structures :
Pour rappel, dans le cas d’une centrale photovoltaïque sur le sol, les panneaux photovoltaïques sont assemblés et montés sur des structures qui peuvent être fixes ou mobiles. Parmi les différents types de structures il existe différentes installations qui peuvent assurer une optimisation du rendement des panneaux solaires.
C’est le cas pour le tracker solaire :
Il s’agit d’un dispositif mécanique mobile, sous la forme d’un bras articulé sur lequel est monté un panneau solaire. Le tracker oriente le panneau de sorte à suivre la course du soleil tout le long de la journée. Il peut suivre un axe, principalement orienté est/ouest, ou suivre deux axes de façon à être toujours perpendiculaire au soleil. La technologie suivant deux axes est cependant relativement peu utilisée en France car nécessite d’importantes fondations en béton et beaucoup plus d’espace pour une même puissance installée. Les trackers permettent donc de maximiser la production d’électricité dans les parties les plus ensoleillées du globe. Les points faibles de cette technologie résident dans son entretien qui est plus difficile par la présence de pièces mobiles et de moteurs, la nécessité d’une topographie relativement plane, et le besoin de plus d’espace au sol que la technologie fixe pour une même puissance installée.
Les structures fixes :
Il s’agit du type de structure le plus répandu. Les panneaux sont installés sur des charpentes métalliques ancrées dans le sol ou lestées. Lorsque la topologie du terrain le permet, ces structures ne nécessitent pas de fondation en béton, c’est le cas pour le site du projet à Saucats qui bénéficiera d’un équipement entièrement réversible.

Les structures flottantes :
Ici, les panneaux solaires sont reliés entre eux par une structure métallique installée sur des flotteurs sur l’eau maintenus en place par un système d’ancrage.
L’avenir du photovoltaïque promet de nombreuses innovations technologiques. La recherche imagine ainsi des projets audacieux, par exemple des panneaux solaires dans l’espace, des panneaux pluvio-voltaïques (utilisant la pluie) ou encore des panneaux solaires qui fonctionneraient la nuit !
Découvrez les grandes lignes de l’implantation du projet HORIZEO !
Horizeo est un projet de production d’énergie renouvelable sur la commune de Saucats, en Gironde, un des départements les plus ensoleillés du pays qui offre des conditions optimales à l’activité photovoltaïque. L’implantation du projet peut être résumé par les chiffres suivants :

Après plusieurs années d’études sur les 2000 ha du site identifié pour le projet HORIZEO, les porteurs de projet ont déposé leurs dossiers de demandes d’autorisations administratives en janvier et février 2024.
L’implantation du projet a été travaillée pour allier production d’électricité renouvelable, exemplarité environnementale, prise en compte des risques incendie et hydraulique et insertion paysagère. Le site conjugue ainsi un espace de production d’électricité renouvelable avec des espaces dédiés à la biodiversité et des espaces conservés en sylviculture reliés entre eux par des corridors écologiques. Chacun des espaces présentés ci-dessous est le fruit d’une réflexion partagée avec comme ligne directrice la préservation de l’environnement.
La préservation et le développement de la biodiversité :
La taille du projet a été réduite de 30% par rapport à celle envisagée initialement pour tenir compte des enjeux environnementaux. Désormais, le parc occupe environ 680 ha pour une puissance de
820 MWc, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 500 000 personnes.
La strate herbacée présente sur le parc solaire (sous les rangées de panneaux et au niveau des inter-rangées) sera gérée selon des modalités de gestion adaptées à la biodiversité.
Par ailleurs, sur le site étudié, près de 700 ha resteront alloués à la sylviculture, et plus de 500 ha seront dédiés à la biodiversité (plus de 400 ha non aménagés et non cultivés, et un peu plus de 100 ha de parcelles sylvicoles gérées en îlots de vieillissement pendant toute la durée de vie du parc). Ces secteurs sont aujourd’hui en très grande majorité dans un état dit « dégradé » du point de vue des habitats des espèces présentes sur le site. L’objectif est d’apporter un gain de biodiversité en les transformant en milieux naturels à même d’accueillir de manière optimale des espèces (notamment des espèces protégées) présentes sur le territoire. Ces parcelles sont réparties à l’intérieur et à l’extérieur de l’enceinte du parc et reliées entre elles et avec l’extérieur de l’aire d’étude par des corridors écologiques permettant aux espèces d’y réaliser l’ensemble de leur cycle de vie.
A ces espaces viendront s’ajouter d’autres surfaces de compensation environnementale qui seront, elles, hors site.
La prise en compte du risque d’incendie :
La prise en compte du risque incendie a été l’une des lignes directrices primordiales pour l’implantation du projet. En effet, l’organisation de l’espace joue un rôle important dans la prévention du risque incendie. Pour ce faire, ENGIE et NEOEN se sont appuyés sur leurs retours d’expériences. Les porteurs de projets se sont également entourés de l’expertise de bureaux d’études spécialisés et ont dialogué avec le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) et la Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI) pour prendre en compte leurs préconisations. Ainsi, conformément à la réglementation en vigueur, les premiers panneaux seront situés a minima à plus de 30 mètres de la forêt et un débroussaillement sera effectué sur une profondeur de 50 m à partir de la clôture. Le parc est également implantés en îlots séparés par des pistes et des bandes à la terre permettant de circuler au plus près des panneaux et faisant office de coupe-feux.
Zoom sur l’insertion paysagère :
Les porteurs de projet ont travaillé sur les bordures du projet afin que le parc photovoltaïque et le pôle de production maraîchère et agricole s’insèrent de manière optimale dans le paysage, en proposant notamment une haie arborée autour du parc.


Schéma de l’implantation du projet HORIZEO :


Les dossiers de demandes d’autorisations sur le projet HORIZEO ont été déposés.
Conformément à ce que les maîtres d’ouvrage avaient annoncé il y a quelques mois, , les dossiers de demandes d’autorisations sur le projet HORIZEO ont été déposés. Ceux-ci sont aujourd’hui en cours d’instruction par les services de l’Etat. Cette période durera environ une année. Les autorisations pour le projet pourraient donc être obtenues début 2025 pour un début de construction qui démarrerait dans les mois qui suivent pour un début de mise en service en 2027/2028.
Pour en savoir plus :
- Dépêche AFP publiée le 05/03/2024
| Gironde: Engie et Neoen finalisent une version allégée de leur parc solaire XXL |
| énergie | solaire | électricité | environnement | climat | forêts | lois |
| Bordeaux, France | AFP | 05/03/2024 16:15 UTC+1 |
| Engie et Neoen ont annoncé mardi à Bordeaux le dépôt des demandes d’autorisation pour construire en Gironde, dans des dimensions revues à la baisse, l’un des plus grands parcs photovoltaïques d’Europe. Baptisé Horizeo, ce projet d’un coût de 600 millions d’euros prévoit, dans sa version finale, la construction d’un parc photovoltaïque d’une puissance de 800 mégawatts (MW) sur 680 hectares de forêt à Saucats, à 20 km au sud de Bordeaux, au cœur du massif des Landes de Gascogne. Olivier Rémy, directeur d’Horizeo, a confirmé le dépôt des demandes de permis de construire et d’autorisation environnementale, quelques jours avant la mise en place d’une loi limitant la surface de projets similaires dans le futur. Devant la presse, il a défendu un projet « ambitieux, pragmatique, accélérateur de transition énergétique », basé sur un modèle « sans subvention » de contrats de gré à gré destinés aux entreprises, qui « a beaucoup évolué » pour répondre « aux enjeux du territoire ». Sur les 2.000 hectares de forêt à leur disposition, les porteurs du projet ont annoncé « maintenir » 500 hectares pour « la gestion de biodiversité » et 800 autres pour la sylviculture. Ils prévoient également de larges bandes de terre débroussaillées pour se prémunir du risque incendie. Les opérateurs se sont également engagés à « reboiser essentiellement en Gironde », notamment sur des parcelles de vignes à l’abandon, le double de la surface forestière qui sera défrichée pour le projet. Dans sa première version, Horizeo prévoyait un milliard d’euros d’investissement, 1.000 hectares de parc de panneaux solaires et plusieurs unités complémentaires – production d’hydrogène vert, batteries de stockage et centre de données – abandonnées depuis. Localement, le projet se heurte à de nombreux opposants – syndicats sylvicole et agricole, chasseurs et associations environnementales – qui craignent une augmentation des risques d’incendie et d’inondation ainsi qu’un accaparement de la forêt. La loi « d’accélération des énergies renouvelables », votée l’an dernier, interdira à partir du 10 mars les nouveaux projets de construction de parcs photovoltaïques supérieurs à 25 hectares en zone forestière. |
Pour consultez le PPT pour la presse :
2024.03.05-Concertation-Point presse-Présentation du projet
2023.09.26-Concertation-Presentation du projet-Compte rendu
RETRAIT DES BATTERIES DU PROJET HORIZEO
Lors de la concertation sur la modification de Plan local d’urbanisme, la Mairie de Saucats a exprimé un avis défavorable quant à l’installation de batteries de stockage sur son territoire. Par conséquent, NEOEN a fait le choix de retirer cette composante du périmètre du projet HORIZEO.

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie identifie le développement des batteries de stockage comme un point clé de la transition énergétique et de l’augmentation de la part du renouvelable dans le mix énergétique français. Les batteries permettent de stocker les excédents d’énergie produite puis de les restituer lorsque la consommation sur le réseau est supérieure à la production. Par exemple, lors d’un pic de consommation en hiver, ou encore lors d’un défaut de production lié à un incident temporaire sur le réseau.
NEOEN dispose d’une solide expérience dans le stockage par batterie, avec plus d’1 GW de capacités installées dans plusieurs pays. En France, trois batteries sont en opération dont une depuis près de cinq ans. NEOEN a donc proposé que des batteries de stockage soient intégrées au projet HORIZEO. Suite aux différentes rencontres organisées au cours de la concertation continue, de nouvelles études de risque ont été lancées cette année afin de répondre aux interrogations et aux inquiétudes du public.
Le 20 septembre 2023, lors d’un groupe de travail organisé dans le cadre de la concertation sur la modification du Plan local d’urbanisme, la Mairie de Saucats s’est exprimée défavorablement quant à l’intégration de batteries de stockage d’électricité sur le site identifié pour le projet. Pour les porteurs de projet, rester à l’écoute des riverains et des acteurs du territoire est une priorité. C’est pourquoi, la décision de retirer cette composante du périmètre d’HORIZEO a été prise.
Si les résultats d’études confortent les maîtres d’ouvrage dans leur approche sur l’activité batterie et la gestion des risques associés, ils prennent acte de l’opinion exprimée par la Municipalité concernant l’exclusion des batteries de stockage du projet de modification du PLU. Ainsi, ils décident de retirer cet élément du périmètre du projet HORIZEO.
Un point sur l’appel à manifestations d’intérêt (AMI) d’HORIZEO
avec Mathieu LE GRELLE, directeur du développement du projet pour ENGIE
L’aire d’étude du projet HORIZEO d’une surface de 2 000 ha, située sur la commune de Saucats, est aujourd’hui dédiée à l’exploitation sylvicole de pins maritimes. Sur ces 2 000 ha la zone du projet environ 800 ha seraient dédiés à la production d’électricité photovoltaïque, environ 400 ha ne seraient pas aménagés, et seraient gérés pour favoriser le développement de la biodiversité (corridors écologiques par exemple) et 100 ha seraient gérés pour les mesures de lutte contre l’incendie (obligation légale de débroussaillement).
Le défrichement a été largement abordé lors du débat public. C’est dans ce cadre que les maîtres d’ouvrage se sont engagés à reboiser physiquement au moins le double de la surface qui serait autorisée au défrichement.
A l’issue du débat public, les maîtres d’ouvrage, ont pris la décision de mettre en place un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) dans le but d’identifier des parcelles éligibles à la compensation sylvicole au plus proche du site du projet, découvrez-en plus sur l’AMI du projet HORIZEO dont Mathieu LE GRELLE, Directeur développement d’HORIZEO pour ENGIE, vous présente les contours et que vous pouvez retrouver en intégralité sur le site internet du projet HORIZEO, ou en cliquant directement sur ce lien.

Pour commencer, parlez-nous un peu de vous, quel est votre parcours ?
Cela fait maintenant près de 14 ans que je suis dans les énergies renouvelables, notamment dans le solaire photovoltaïque. J’ai passé 8 ans au poste de Chef de Projets Développement puis je suis devenu Responsable Projets avant de passer Responsable Régional multi-Energies en Nouvelle-Aquitaine pour ENGIE GREEN en 2018.
Néo-Aquitain d’origine, je travaille depuis 2009 en Nouvelle-Aquitaine, où j’ai pu suivre l’important développement du solaire sur ce territoire très actif dans les énergies renouvelables et qui est aujourd’hui la première région en termes de production photovoltaïque.
Quel est votre rôle au sein du projet HORIZEO ?
Dans le cadre du projet HORIZEO, j’occupe le poste de Directeur développement pour ENGIE. Présent depuis l’origine du projet, j’ai pu en suivre les évolutions au sein d’une équipe portée par l’ambition et l’exigence de contribuer de manière significative à la transition énergétique sur le territoire néo-aquitain.
Dans l’exercice de ma fonction, je suis au quotidien en relation avec les parties prenantes du territoire qu’ils s’agissent des élus, des administrations, des habitants ou des riverains du projet. Je m’occupe également de la coordination des études environnementales et je m’assure du respect des mesures administratives afin d’obtenir la délivrance des autorisations nécessaires à la réalisation du projet HORIZEO. Ces missions sont les miennes jusqu’à la phase de construction, et même après, pour le suivi des engagements environnementaux. Cela comprend notamment les compensations environnementales et boisements compensateurs.
Un AMI a été lancé conjointement par ENGIE – La Banque des Territoires et NEOEN, le 20 juillet dernier dans le cadre du projet HORIZEO. Pouvez-vous nous en dire plus ? Comment avez-vous abouti à cet AMI ?
Nous avons conscience des enjeux liés au défrichement. Nous nous sommes d’ailleurs engagés, dès le débat public, à reboiser physiquement au moins deux fois la surface qui serait autorisée au défrichement. Les échanges que nous avons eus sur le sujet au cours du débat public et de la concertation nous ont confirmé l’importance et la sensibilité de cet enjeu. C’est pourquoi, dans le cadre de la concertation continue, nous avons mis en place au sein du comité de suivi du projet, un Groupe de Travail dédié qui a été l’instance privilégiée pour travailler notamment sur la question de la compensation sylvicole. Cet AMI a donc été co-construit dans le contexte de la concertation continue sur le projet HORIZEO, avec les parties prenantes intéressées et reconnues pour leurs expertises territoriales, dont le Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine, le CNPF, le CNPF Nouvelle-Aquitaine, le SYSDAU, le CIVB et l’ALEC, afin de proposer un appel à manifestation d’intérêt à la fois complet et ambitieux. Le cahier des charges de l’AMI résulte de ces échanges avec les parties prenantes du comité de suivi et intègre les critères d’éligibilité fixés par l’Etat.
Justement, pouvez-vous nous en dire plus sur les objectifs de de l’AMI ?
Nous avons entendu lors du débat public et au cours de la concertation continue, des exigences pour reboiser au plus proche du site du projet. Nous avons conscience de la sensibilité du sujet, c’est pourquoi le critère n°1 pour nous assurer de la proximité des boisements compensateurs avec le site du projet HORIZEO est un critère de localisation.
Aujourd’hui, il existe une « bourse aux boisements compensateurs » qui recense les parcelles éligibles. Nous pensons qu’il y a des parcelles qui pourraient être propices ou compatibles avec des reboisements et qui ne sont aujourd’hui pas connues. De ce fait, cet appel à manifestation d’intérêt doit nous permettre d’identifier des surfaces non forestières, de faible productivité ou en impasse sylvicole (c’est-à-dire, dont le mélange d’essences ou la structure du peuplement ne permettent plus sa régénération naturelle dans des conditions économiquement raisonnables et de ce fait nécessitant une transformation), et ce, au plus proche du site d’implantation du projet. En reboisant des surfaces non forestières, telles que les vignes arrachées, ce mécanisme de boisements compensateurs permettrait d’augmenter le puits de carbone. Pour répondre à des expressions ayant émergé pendant le débat public, en lien avec les services de l’Etat, nous avons signé une convention nous permettant de réaliser des boisements « anticipés », en amont des autorisations administratives nécessaires au projet HORIZEO. Enfin, nous privilégions la mise en place de solutions concrètes et tangibles. Cet AMI a non seulement pour objectif de répondre à notre engagement de reboiser physiquement au minimum le double de la surface défrichée et il doit permettre de limiter, par la même occasion, le recours à la compensation financière (via le fonds stratégique de la forêt et du bois).
Vous avez un projet sylvicole ? Vous souhaitez candidater à cet AMI ou tout simplement
demander un renseignement ?
Contactez-nous à cette adresse : ami-boisement@horizeo-saucats.fr
Consultez l’AMI ici : AMI_boisements_compensateurs_HORIZEO.pdf
Le point sur : la place des énergies renouvelables dans le mix énergétique français
Quelle est la différence entre mix énergétique et mix électrique ?
Afin d’analyser la place des énergies renouvelables dans le mix énergétique, en France, il est utile de distinguer deux notions voisines : le mix énergétique et le mix électrique. Le mix énergétique représente la distribution des diverses sources d’énergie primaire (c’est-à-dire l’énergie disponible dans l’environnement et directement exploitable sans transformation) consommées en France. En 2021, le pétrole et le charbon occupaient une part supérieure à 30% du mix énergétique français (Sources : SDES, Bilan énergétique de la France publié dans les Chiffres clés de l’énergie – Édition 2022, SDES, Ministère de la Transition énergétique). Pour décarboner cette composition et poursuivre sa transition énergétique, la France a pour objectif d’électrifier son mix énergétique.

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Source : La transition énergétique en France | Ministères Écologie Énergie Territoires (ecologie.gouv.fr)
Le mix électrique français quant à lui reflète la répartition des sources d’énergie utilisées pour produire de l’électricité dans le pays. Pour observer la production d’électricité par filière sur différentes périodes, RTE (gestionnaire de réseau de transport français) a créé l’outil ECO2Mix qui regroupe toutes les données de l’électricité en temps réel.
CLIQUEZ ICI POUR LE CONSULTER : éCO2mix – La production d’électricité par filière | RTE (rtefrance.com)

ÉCO2Mix – la production d’électricité par filière. (s. d.). RTE. https://www.rte-france.com/eco2mix/la-production-delectricite-par-filiere
Des objectifs ambitieux en matière d’énergies renouvelables et des scénarios prospectifs :
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (loi française nᵒ 2015-992 du 17 août 2015) fixe l’objectif ambitieux de 40% d’énergies renouvelables électriques dans la production nationale d’ici 2030. Le solaire émerge comme une filière compétitive avec des coûts de production en baisse, permettant un développement conséquent avec des soutiens publics réduits. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2024-2028, outil de pilotage de la politique énergétique, prévoit un développement du photovoltaïque de 20,1 GW en 2023 et entre 35,1 et 44 GW en 2028. Enfin, ces objectifs se déclinent au niveau régional avec le Schéma Régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) de Nouvelle Aquitaine. Dans sa version la plus récente, le SRADDET de Nouvelle-Aquitaine fixe un objectif à 12 500 MW de solaire photovoltaïque en 2050 contre 3300MW en 2020, avec une étape à 8500 MW en 2030 (soit une multiplication par 4 par rapport à 2020). En parallèle, le Conseil Régional a adopté en juillet 2019, la “feuille de route de la transition écologique et énergétique”, baptisée NEO TERRA. NEO TERRA vise un taux de 45 % de production d’énergies renouvelables dans le mix énergétique régional en 2030et de 100 % en 2050 afin de faire de la région Nouvelle-Aquitaine un territoire autonome sur le plan énergétique.

Concernant l’avenir, le gestionnaire de réseau électrique RTE, dans son étude prospective « Futurs énergétiques 2050 » publiée en octobre 2021, propose six scénarios de production d’électricité française, tous convergeant vers la nécessité d’augmenter les capacités de production d’énergies renouvelables.
Quels défis pour le mix électrique ?
Le défi majeur du mix électrique réside dans sa diversification. La France doit opérer une diversification afin de rendre le système plus durable, accompagner le progrès technologique et surtout renforcer sa résilience. Actuellement, le nucléaire contribue à hauteur d’environ 63% de la production électrique, soulignant l’importance de diversifier pour anticiper d’éventuelles baisses de capacité en cas d’incidents. En 2022, les énergies renouvelables représentaient environ 24% du mix électrique français.

Bilan électrique de la France en infographies : que retenir de 2022 ? | Connaissances des énergies (connaissancedesenergies.org)
La France par rapport à ses voisins :
L’Union européenne a fixé des objectifs particulièrement ambitieux pour ses pays membres en matière d’énergies renouvelables avec un objectif de 42,5% de part d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie totale en Europe d’ici 2030. En 2020, la France était le seul membre de l’Union européenne à ne pas avoir atteint son objectif de 23% d’énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie, ne représentant que 19,1%.

statistiques pour le changement climatique, l’énergie, l’environnement, le logement, et les
transports : https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/chiffres-cles-des-energies-renouvelables-edition-2021

renouvelables : la France, seul pays de l’Union européenne à avoir manqué ses objectifs. Le Monde.fr : https://www.lemonde.fr/economie/article/2022/01/31/energies-renouvelables-la-france-seul-pays-de-l-union-europeenne-a-avoir-manque-ses-objectifs_6111689_3234.html
Sources :
https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/Synth%C3%A8se%20finale%20Projet%20de%20PPE
https://www.ecologie.gouv.fr/transition-energetique-en-france
https://ekwateur.fr/blog/transition-energetique/mix-energetique-francais-quoi/
