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Que disent les scientifiques sur l’îlot de chaleur ? Retrouvez les résultats de 3 ans d’observations


Dans le cadre du projet d’étude Impacts mené par l’INRAe, une comparaison micro météorologique a été menée sur trois ans entre un parc solaire et une pinède. Le rapport d’étude a été publié en intégralité ici ou bien lire sa conclusion traduite en français ci-dessous. 👇 

« Dans cette étude, nous avons examiné les implications microclimatiques potentielles, en termes de bilan énergétique et de température de l’air, de la conversion de peuplements forestiers tempérés en parc photovoltaïque. Grâce à un déploiement novateur à long terme de mesures par covariance des tourbillons dans un parc photovoltaïque situé dans une région tempérée, notre étude a révélé que, contrairement aux attentes, les flux thermiques au-dessus de la canopée forestière étaient supérieurs à ceux au-dessus du parc photovoltaïque, ce qui reflète une énergie disponible plus importante et des caractéristiques de surface différentes. Malgré ces différences, aucune différence significative de température de l’air n’a été observée pendant la journée entre les deux types de couverture végétale. De manière inattendue, les températures nocturnes dans la plantation de pins étaient parfois supérieures à celles du parc photovoltaïque, en raison de la quantité moindre d’énergie stockée disponible pour être libérée tout au long de la journée, conséquence de l’énergie extraite pour la production d’électricité. Cela souligne l’importance de ce processus pour la compréhension de la dynamique biophysique de surface. Nos observations ont montré que la végétation du parc solaire était plus résistante au stress hydrique, ce qui a contribué à maintenir l’évapotranspiration, contrairement à la pinède, qui était plus sensible au déficit hydrique.
Ces résultats mettent en évidence le rôle régulateur de la végétation sous les panneaux solaires dans le contrôle de la température de l’air, en favorisant l’évapotranspiration et en réduisant le flux de chaleur sensible dans le bilan énergétique global. Cette étude fournit des données supplémentaires permettant de quantifier les impacts associés »