Comment la concertation a façonné le projet
La concertation n’a servi à rien, le projet n’a pas évolué
❌ FAUX ! Le processus de développement du projet photovoltaïque HORIZEO a duré plus de 3 ans, marqué par de nombreux échanges avec les acteurs du territoire. Le projet a été régulièrement requestionné et réévalué, dans le cadre du débat public et de la concertation continue HORIZEO. Le projet déposé en janvier 2024 auprès des services de l’État n’est plus du tout le même que celui présenté en 2021 dans le dossier des maîtres d’ouvrage HORIZEO.
Dossier du Maître d’Ouvrage (2021)
HORIZEO est un projet ambitieux de transition énergétique, conçu pour s’intégrer durablement dans son territoire. Au-delà des ajustements techniques, il a été reconfiguré pour mieux s’adapter aux spécificités du site. Le parc solaire et la zone agrivoltaïque ont été redessinés pour intégrer pleinement les enjeux environnementaux, en mêlant production d’électricité, préservation de la biodiversité, gestion forestière et agriculture locale. Ces choix résultent d’études approfondies, de l’expertise des maîtres d’ouvrage, des recommandations des bureaux d’études, des avis des services de l’État et des contributions exprimées lors de la concertation. À la suite du débat public, des études spécifiques ont attesté de l’absence d’effet îlot de chaleur et de dépréciation immobilière.
Pour en savoir plus :
Une implantation pensée pour limiter l’impact environnemental
Dès le départ, ENGIE et NEOEN ont adopté une approche responsable : étudier une surface plus vaste que nécessaire pour disposer de marges de manœuvre et limiter l’impact environnemental. Cette stratégie permet de préserver les milieux sensibles, favoriser la biodiversité et concevoir un aménagement cohérent à l’échelle du territoire.
L’aire d’étude couvrait près de 2 000 hectares pour un potentiel théorique de 2 GW, mais l’ambition a été volontairement réduite à 1 GW sur environ 1 000 hectares, afin de limiter l’emprise et respecter les enjeux écologiques.
Un plan d’aménagement issu d’une expertise collective
L’implantation du projet a été définie grâce à un travail combinant :
- l’expérience des maîtres d’ouvrage,
- les recommandations des bureaux d’études,
- les avis des services de l’État,
- les échanges issus de la concertation continue.
Ce travail a permis de concevoir un plan qui :
- s’appuie sur le maillage existant (pistes forestières, fossés drainants),
- intègre des corridors écologiques, des mesures de prévention incendie et des zones dédiées à la biodiversité,
- prend en compte les continuités écologiques et le paysage environnant.
Deux axes structurants organisent la circulation :
- Nord-est / Sud-ouest : le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle,
- Est / Ouest : une piste forestière calcaire traversant les deux enceintes clôturées.
Des priorités claires : biodiversité, prévention incendie et gestion de l’eau
Ces enjeux ont guidé la conception finale du projet pour garantir une intégration harmonieuse dans son environnement.
Une gestion des risques transparente
L’envergure du projet a suscité des interrogations sur les risques potentiels. La concertation continue a permis :
- de partager les résultats des études engagées après le débat public,
- d’identifier des études complémentaires pour évaluer les risques avec précision.
Les explications sont présentées ici :
👉 Sécurité et prévention, une exigence du projet
Pas de risque de dépréciation immobilière
Certains riverains ont exprimé des inquiétudes sur l’impact du projet sur la valeur foncière. ENGIE et NEOEN ont mandaté une société indépendante pour réaliser une analyse basée sur le parc solaire de Cestas (Gironde).
L’étude s’est appuyée sur :
- une étude de marché ciblée,
- une analyse statistique des transactions sur 10 ans,
- une enquête terrain auprès des riverains et agents immobiliers.
Conclusion : aucune incidence sur le prix, le rythme ou l’emplacement des cessions de maisons et terrains.
L’étude complète est disponible ici :
Absence d’effet “îlot de chaleur”
Implanté à Saucats, en Gironde, le projet HORIZEO s’inscrit dans une logique de transition énergétique, tout en intégrant les enjeux liés au climat local. Pendant le débat public, des inquiétudes ont été émises sur un possible effet « îlot de chaleur » d’un tel projet.
Pour y répondre, une étude indépendante a été lancée en 2022 par l’INRAE dans le cadre du projet IMPACTS. Son objectif : évaluer si l’installation de panneaux photovoltaïques dans le contexte spécifique des Landes de Gascogne peut générer un effet d’îlot de chaleur. L’étude repose sur des mesures en continu en Gironde, comparant trois milieux :
- une zone sylvicole (pins maritimes),
- un parc photovoltaïque,
- une zone viticole.
Les premières conclusions sont claires : même en période de canicule et de sécheresse, aucun effet îlot de chaleur n’a été constaté dans le parc photovoltaïque étudié.
Ces éléments ont été présentés lors de réunions, notamment par l’INRAE au comité de suivi :
Réunion du 15 juin 2023 :
Le support de présentation :
👉 2023.06.15-Concertation-Comité de suivi-Gestion des risques-MicroMétéo
Le compte rendu :
👉 2023.06.15-Concertation–Comité de suivi-Gestion des risques-Compte rendu
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